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La
Chronique de Nathalie
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Par cette
rubrique, nous avons souhaité donner la possibilité au navigateur de
s'exprimer, car en général, c'est toujours le pilote qui est le plus mis
en avant. Alors après chaque rallye vous pourrez découvrir l'envers du
décor par la chronique de Nathalie qui nous racontera comment s'est
passé le rallye dans le baquet de droite.
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Rallye du Chablais
Le retour
Voilà, cette fois
mon job n’était pas l’ouverture pour Bertrand. Après 2 ans d’absence sur cette
course, l’occasion s’est présentée pour moi de faire ce rallye avec un pilote du
même club, Fabien Richard.
Les reconnaissances
se sont bien passées, le temps était idéal, malgré beaucoup de touristes, en
voiture, à moto ou à vélo. C’est dommage qu’il ait fallu arrêter aussi tôt
l’apprentissage de ce parcours 2010 (arrêt des reconnaissances à 18h00). Jusqu’à
19h00 – 20h00, ça n’aurait pas été un luxe ! En tout cas pour certaines
spéciales, où les riverains ne sont pas trop gênés, comme la Tour d’Aï, le Col
de la Croix, la super-spéciale (à pied) et pourquoi pas les Rives ou les Avants
… à méditer pour l’année prochaine !
Vendredi
La 1ère
spéciale, celle des Avants avec le passage du « pont de Pierre », se trouvait
rallongée par rapport aux autres années ; les spéciales de Sonzier-Les Avants et
Les Avant-Caux n’en faisaient plus qu’une longue de 14 km.
Au départ de cette
spéciale, une sortie de route nous a empêchés de prendre le départ (seuls les
quelques 30 premiers ont pu partir), ce qui nous obligea à retourner sur le
Chablais pour la 2ème épreuve, Evionnaz-Collonges, après 30 km de
routier en sens inverse et sur autoroute. Arrivés là-bas, même scénario, pas
possible de partir car une autre sortie de route s’était produite, là aussi
seuls quelques équipages ont eu un temps chronométré.
Après l’assistance
pour un plein d’essence, retour aux Avants où l’on nous apprenait que la
spéciale ne serait à nouveau pas couru par les nombreux équipages présents.
A Evionnaz, pour le
2ème passage, on était fin prêts pour voir ce que valait le duo
Fabien-Nathalie. On a rallié Lavey sans problème et au top pour la journée de
samedi.
Samedi matin :
La « course
poursuite »
A la Tour d’Aï (la
spéciale dite des ponts) qui est une route militaire, nous partions derrière un
bolide, une Peugeot 207 S2000. Mais nous avons attendu 1 heure avant de prendre
le départ prévu pour les quelques équipages devant et derrière nous car une auto
n’a pas été en mesure de ressortir du tunnel (très étroit donc pas possible le
passage d’un autre véhicule). Une dépanneuse avait été demandée pour ressortir
cette auto de course.
En spéciale, après
les places, pour la descente des ponts, à 11 km de l’arrivée, voilà que nous
parvenions au niveau du pare-chocs de la Peugeot 207 S2000. Nous n’avons
malheureusement pas pu la dépasser.
Pour la suite de la
journée, dans la descente du Col de la Croix, nous avons vu un chevreuil
traverser la route 1 virage plus loin.
On était bien lancés
pour continuer de cette façon la suite du rallye.
La spéciale de
Bex-Lavey fut bien courue, et en plus, elle était appréciée par l’équipage.
Ensuite,
regroupement + assistance.
Pour la 2ème
boucle, ce fut parfait. Nous n’avons plus eu la vision de la S2000 devant nous,
sauf au point stop. Et à notre 2ème passage à la Tour d’Aï, nous
avons amélioré de 1’10’’ sur le 1er passage.
Samedi après-midi :
Les Rives : pas pour
Fabien ni pour Nathalie
Je redoutais un peu
les 2 spéciales de l’après-midi. Celle de Vérossaz qui était à reconnaître à
pied (ce qui n’est pas évident à prendre en notes) et qui se court sous forme de
3 boucles.
Fabien a d’emblée
bien géré et attaqué au 1er tour dans cette super-spéciale assez
rapide. Merci au starter Olivier de nous avoir fait partir 2 minutes après la
Peugeot 207 (toujours la même), histoire qu’elle ne nous gêne pas !
La descente après
l’équerre droite au pylône fut impressionnante.
Ensuite venait la
redoutable épreuve des Rives, spéciale où en 2007, Bertrand et moi avions fait
le « grand saut » et où depuis là, je ne voulais plus revenir naviguer au
Chablais. Pour sa part, Fabien avait aussi eu sa montée d’adrénaline en faisant
une sortie de route la même année.
Au départ et tout au
long de ce tronçon de 9 km, tout s’est bien déroulé. Le pilote a assuré comme un
chef. Merci Fab.
A Champéry, un
regroupement était prévu et « légèrement » raccourci ! On a eu droit qu’à 1
minute et à une boisson, bien méritée.
Pour une dernière
assistance à Lavey et nous revoilà au dernier passage de la super-spéciale et
des Rives.
A Vérossaz, pour les
3 tours encore plus « speed » que la 1ère fois !
Aux Rives, juste
avant le départ, le pare-brise recueilli quelques gouttes de pluie. Nous étions
en pneus « slick ». Bon ou mauvais choix ? Cette ondée n’était (heureusement)
pas trop sérieuse. On verrait bien au long de la spéciale. L’équipage était bien
lancé et en confiance, sans prendre trop de risque !
A quelques 600 m de
l’arrivée, la Citroën Saxo jaune a roulé sur la bordure herbeuse à droite,
touché les piquets et là, Fabien a réussi (oups, merci Fab) à la ramener à
gauche mais un petit talus la fit se mettre …. en délicatesse …. sur le toit !
Nous sommes sortis
de l’auto et avons fait signe aux équipages, qui arrivaient, de ralentir afin de
passer à côté de la Saxo qui empiétait sur la route mais n’empêchait pas le
passage.
2 spectateurs ont
aidé Fabien à la remettre sur les roues et avons pu repartir malgré les quelques
dégâts occasionnés par cette sortie de route.
Pour cette épreuve,
nous avons perdu environ 7 minutes. Au général, nous finissons 47ème
(sur 52 à l’arrivée mais sur 91 au départ), sinon on aurait gagné quelques
places au classement et dans la classe.
Mais finalement,
l’équipage est très satisfait de cette 1ère course ensemble malgré
cet incident de parcours. Pour ma part, j’ai été ravie de naviguer Fabien.
Merci à Fabien de
m’avoir fait confiance et d’avoir géré ce rallye, merci à Jean-Pierre, le papa
de Fabien et à Christian J. d’avoir été là pour l’assistance
Dommage pour Marc et
Marti ainsi que pour Vivian pour leur abandon et bravo à Bertrand pour sa
victoire de classe, tous membres du RTN.
A une prochaine,
pour une ouverture ou ….. pour une autre course !!!???!!!
Sportivement
Nathalie
Rallye du Critérium
Jurassien
La petite ouverture
Bonjour,
Ce n’est pas « ma
petite entreprise » mais ma petite ouverture, par sa rapidité, pour cette
course.
Lors de ce beau
rallye jurassien, j’ai à nouveau œuvré dans mon rôle d’ »ouvreuse », et cette
fois-ci avec un autre pilote du RTN, Fabien Richard.
Le vendredi en fin
d’après-midi, nous avons pris le temps de nous rendre à la 1ère
spéciale, celle de Coeuve, et comme d’habitude, avant la fermeture de la route.
Le soleil s’est fait
discret mais au moins la pluie était loin de Delémont.
Notre travail, pour
cette course, n’était pas de mentionner les flaques d’eau ni les tronçons
glissants mais d’inscrire les balisages en bordure de route. Car lors des
reconnaissances des spéciales par les équipages, aucun bord n’est « piqueté » ;
ce qui permet au pilote de « mordre » dans l’herbe et de le mentionner sur les
notes par exemple « prendre la corde » ou « couper ». Et c’est là que pour
cette 1ère ES (surtout), nous avons eu beaucoup à modifier dans les
trajectoires.
Quand notre travail
fut fini, on s’est dirigé vers la super spéciale de Delémont. En attendant le
tour de Bertrand, c’est là qu’il a téléphoné à son assistance qui était présente
à nos côtés, pour lui annoncer qu’il avait abandonné suite, certainement, à une
casse du moteur (due à un sur-régime).
Quelques instants
plus tard, on se retrouvait à Courtemantruy (départ de la 2ème
spéciale) avec la remorque et le véhicule « tracteur » de l’assistance où
travaillait Julien (merci à eux pour le prêt), pour rapatrier la Honda.
Là, la décision de
Bertrand a été d’amener la voiture en Italie pour une réparation qui s’imposait.
Il est parti samedi après-midi avec Kevin de son assistance (merci de l’avoir
accompgné) et un autre véhicule emprunté (merci à Pascal Brodard). Nous avons
quand même pu aller voir une spéciale samedi matin avant leur départ.
Pour ma part, notre
travail d’ouverture était terminé et nous avons été regardé la dernière spéciale
du rallye, à nouveau la super spéciale et ensuit, retour à la maison.
Le dimanche,
Bertrand était de retour d’Italie en fin d’après-midi, un peu épuisé pour la
longue route
Je vous retrouverai
tout bientôt pour la rallye du Chablais et de nouvelles aventures.
Sportivement Nathalie
Rallye du Pays de
Gier 2010
L’ouverture
Hello cher Amis
pilotes et copilotes et les autres,
Ma retraite a
commencé (jusqu’à quand ?). Alors si vous êtes toujours intéressés à suivre ma
chronique, accrochez-vous : je vais vous conter l’ouverture du 1er
rallye de l’année 2010 avec le nouvel équipage composé de Bertrand et de Martial
ainsi que la nouvelle monture, la Honda Civic, que nous avions déjà roulé au
Valais, mais qui a changé ses habits un peu ternes contre une parure du plus bel
effet.
Partis à 8h00
vendredi 26 mars avec toute l’équipe composée de l’équipage, de l’assistance et
des ouvreurs, nous avons regagné St-Chamond, avec un minimum de difficulté
puisque l’autoroute était enneigée.
Arrivés à
destination, nous avons installé l’assistance et, revus d’autres équipages, avec
toujours autant de plaisir pour ma part.
Aux environs de
18h00, avec Marc (ancien et futur pilote pour 2010), nous étions fins prêts à
prendre la route pour aller nous enquérir de l’état des spéciales du vendredi
soir, avec un temps plus qu’incertain qui menaçait. Le choix des « gommes »
allait être crucial.
Lorsque notre
travail a été fini, nous sommes allés avec les 2 mécanos de l’assistance voir
l’arrivée de la dernière spéciale aux environs de minuit-01h00, sur un gros
rocher entre l’arrivée et le stop.
Le samedi, avec Marc
toujours, nous avions prévu le départ à 07h00 pour être à l’heure avant la
fermeture des routes.
Les spéciales
étaient encore un peu mouillées mais elles commençaient, par endroit, à
s’assécher. Encore fallait-il que le temps se maintienne au sec.
Nous avons pu aller
revoir un passage sur le barrage de la spéciale du Col de Pavezin. Et là,
environ 40 minutes avant le passage de la Honda, une légère pluie nous a tenu
compagnie un moment. Certainement sans conséquence sur la chaussée, déjà trempée
par endroit mais à ce rallye, les routes deviennent très vite glissantes.
Ensuite, nous nous
sommes retrouvés à l’assistance pour le repas de midi (bien mérité) et avons
attendu la fin de la journée pour nous déplacer, l’assistance et moi-même ; Marc
étant déjà rentré, sur la dernière spéciale du rallye.
Direction St-Chamond
où nous avons accueilli les équipages chanceux d’avoir rallier l’arrivée.
Après, youpi, le
« Buffalo Grill » s’imposait et histoire de se ….. rafraîchir, …. non, ce n’est
pas le terme mais plutôt de se réchauffer, bin oui, ce n’est que le printemps et
on a plutôt eu froid durant ce week-end.
Dimanche, ce fut un
retour tranquille (sans neige cette fois).
Et, …. si quelqu’un
le veut bien, peut-être nous retrouverons-nous lors du prochain rallye, le
Critérium Jurassien à fin avril, dont le départ sera à Delémont, pour une
ouverture du tonnerre !
Sportivement Nathalie
Le rallye du Valais 2009
Après avoir
effectué le rallye du Tessin fin juin 2009, la décision a été prise de prendre
part au rallye du Valais (RIV) en octobre.
Les
loueurs, auxquels nous avions déjà fait appel pour la Citroën Saxo du Tessin,
possédaient également une Honda Civi VTI groupe N.
Bertrand
avait déjà fait une expérience concluante avec une voiture similaire il y a
quelques années de cela. Des essais ont été faits en septembre en Italie par
Bertrand et un autre futur pilote de rallye du RTN.
Un
mois plus tard, soit la dernière semaine d’octobre, nous partions en
reconnaissance pour les spéciales du RIV.
Les routes
ont été vite reconnues car seulement 2 passages furent autorisés, pour près de
280 km.
Le mercredi
soir, nous étions fin prêts à accueillir à Martigny l’équipe italienne et notre
bolide. L’autre équipage du RTN (J. Monod et S. Niederhauser) avait aussi loué
une monture venant d’Italie, une Citroën Saxo.
Le jeudi
après les vérifications administrative et technique passées, nous avons parcouru
un seul passage au shakedown qui nous a permis de connaître un peu mieux les
réactions de la Honda.
En fin
d’après-midi avec notre n° 98 (s/ 106 équipages au départ), nous étions
d’attaque (enfin moi un peu moins car la boule au ventre habituelle avant chaque
rallye se faisait sentir) à partir sur les 3 spéciales du jeudi, dont la boucle
des casernes à Sion.
Malheureusement, la 2ème spéciale, celle de Crans-Montana fut
annulée, peu de temps après notre arrivée au pointage. Le 2ème jour,
vendredi, nous repartions dans les 60 pour la plus longue spéciale du rallye, le
Col des Planches, 38 km.Dans la spéciale de Lourtier (dans le Val de Bagnes) au
1er passage, nous fûmes arrêtés car la 2ème voiture devant
nous s’est mise en travers et le passage n’était plus possible. Nous n’avons pas
fini cette spéciale et la Direction de Course nous escorta (nous étions 6
voitures de course) jusqu’à Martigny en faisant l’impasse sur la spéciale du 1er
passage du Col des Planches version courte (28 km).
Pour le
reste de la journée, tout se déroula au mieux. La journée de samedi, nous
partions dans les 32. Une belle remontée. On s’est fait une petite frayeur au
changement de route de Mase où les 2 roues à gauche de la Honda n’étaient plus
trop sur la route, c’était franchement limite ! Sinon, j’ai trouvé la descente
depuis Vercorin très (ou trop) rapide. Bertrand a parfaitement maîtrisé cette
auto. Nous étions en « concurrence » pour la 1ère place avec Tim Ray.
Bref, avant
le 3ème passage des casernes et dernière spéciale de ce rallye, j’ai
recommandé à Bertrand (inutilement car il a en partie assuré) de tout faire pour
finir et rallier Martigny.
Au final,
nous avons terminé 26ème au général et 1er N2 (jusqu’à
1600cm3). C’était un beau rallye, sans « bobo » pour la voiture, mais malgré
d’importantes sorties de route où les équipages s’en sortent heureusement pas
trop mal, aux couleurs automnales et où le soleil a pris de l’ampleur au long
des journées et n’a pas donné rendez-vous à la neige.
Peut-être
en 2010 !
Sportivement
Nathalie
Rallye du Tessin
Le « petit » rallye
Petit par la taille
(53 km) mais grand par la qualité et ça vaut le détour dans le canton ! Bon, si
on n’avait pas fini je n’aurai pas commencé mon récit de cette façon.
Le jeudi, départ
sans stress (quoi que !) de la maison pour le Tessin. La remise du road-book et
la reconnaissance d’une spéciale étaient agendées en début de soirée.
Le vendredi, il
fallait poursuivre avec les « recos » des 2 dernières spéciales prévues pour ce
rallye.
Nous avions déjà les
notes de 2007 pour les 2 « grandes » ES, ce qui nous facilitait la tâche et nous
permettait d’effectuer les 4 passages prévus sans passer par la prise de notes,
sauf pour celle de 3,3 km !!!
L’après-midi avant
d’aller mettre la voiture au parc fermé, j’en profitais pour prendre du bon
temps dans les bras de … Morphée (puisque c’est comme ça que Bertrand a vendu la
mèche !!!), pendant qu’il vous informait des news.
Ouf, avant le départ
du rallye, la pluie s’est déversée comme un orage d’été mais vu la chaleur, les
routes se sont rapidement asséchées.
Le départ était
imminent, enfin … pas trop puisque nous partions avec le n° 72 (bon numéro !!!).
Arrivés à Lugano
après les 2 spéciales de ce vendredi soir, nous étions plutôt satisfaits. Les
chronos n’étaient pas flatteurs mais le but était de reprendre confiance !
C’est en remettant
la Citroën Saxo N2 au parc pour la nuit que l’on connaissait notre heure de
départ du samedi et que l’on apprenait qu’il n’y aurait pas de reclassement,
donc on repartait dans l’ordre des numéros.
Le samedi, presque
après une grasse matinée et un petit (mais quand je dis petit c’est petit – pour
moi) déjeuner (et un plus grand pour Bertrand – il ne perd pas l’appétit pendant
la course), nous reprenions les commandes de notre petite auto.
2 spéciales étaient
prévues ensuite il y a eu un regroupement de 40 minutes où nous attendait une
petite collation.
A la spéciale de
Monte Ceneri, une spéciale à effectuer par 4 boucles, on s’est juste fait une
« petite » frayeur (qui je crois aurait pu nous faire envoyer dans le décor !).
Après, parcours en
routier jusqu’à Lugano pour une assistance et fin du rallye avec les 2 dernières
spéciales.
Au dernier point
stop, un immense (et là, je dis bien un IMMENSE) soulagement m’envahie. Voilà,
ça, c’est fait. Un rallye sans casse. La voiture toujours intacte, aucune
touchette, même pas un rétro cassé, pouvait rallier le podium, comme en 2007,
par les quais le long du lac jusqu’au casino, en prenant la voie du bus avec la
collaboration de la police … et là, ça vaut encore le déplacement.
La Citroën Saxo
était ensuite mise en parc fermé.
C’est à ce moment-là
que la faim s’est fait sentir et après être retournés à l’hôtel nous rafraîchir
(il me semble que c’était une nécessité avec la chaleur de la journée), on s’est
retrouvés avec 2 autres équipages et leur assistance pour un repas bien mérité.
Ensuite, on a pris
la direction de la remise des prix et passé du bon temps au Lido de Lugano.
La météo se prêtait
à rester dehors et à profiter de cette agréable soirée.
Un grand merci à
notre loueur et à son acolyte. La voiture est arrivée à temps à Lugano le
vendredi matin.
Un grand merci à
l’équipage Receveur d’avoir agrémenté notre rallye tessinois.
Un grand merci, même
si Bertrand l’a déjà mentionné à l’arrivée du podium, à Max Beltrami et aux
commissaires d’avoir organisé ce rallye plaisant (malgré le peu de kms).
Et un ultime merci à
mon pilote adoré qui a su « rester » sur la route même si les temps sont à
oublier (39ème s/ 47 à l’arrivée). On a au moins fini et amélioré
d’un passage à l’autre et ça, c’est gratifiant.
Tout compte fait, je
suis pleinement ravie de mon week-end de course et d’avoir fait de nouvelles
connaissances. Et je vous confirme que la Saxo est mieux que la C2.
A tout bientôt … qui
sait ?
Et n’oubliez pas de
suivre Bertrand lors de ses courses en solitaire ! Snif !!!
Sportivement Nathalie
L’avant-Tessin
Et oui, me revoilà
pour vous conter mes aventures.
C’est une surprise
autant pour vous qui me lisez que pour moi qui vous écris.
Lorsque Bertrand m’a
annoncé son idée de faire le rallye du Tessin, je me suis dit … « Tiens pourquoi
pas ? ». Il fallait juste reprendre la licence 2009. Le but est vraiment de se
faire plaisir car on prévoyait de louer une Citroën Saxo en N2, donc pas un
bolide.
Donc le week-end
passé (13-14 juin), on en a profité pour aller faire des essais en Italie
puisque l’auto vient de là et c’est à 3 heures de la maison. Et du coup on a
dormi sur place (et super bien mangé à l’occasion de mon anniversaire !).
Les essais se sont
bien passés sans faire de folie. Ils étaient prévus pour que Bertrand apprenne
à faire connaissance avec cette auto avant la 1ère spéciale et soit à
l’aise. Et pour moi, que je me sente bien dedans. Et là, franchement rien à
comparer avec sa « tite » sœur, la C2 (beurk). En fait, je vous confirmerai ça
après le rallye !!!
Donc jeudi 25 juin,
grand départ au Tessin pour un petit rallye d’environ 54 km de spéciales. Mais
c’est un rallye (et en général en tout cas en 2007 le soleil était au
rendez-vous – mais pas en 2008, peut-être une année sur 2 !).
Alors à tout bientôt
pour le résumé de ce rallye.
Sportivement Nathalie
Rallye du Chablais
L’ouverture du rallye
Voilà, le rallye du Chablais
en tant qu’ouvreur, en compagnie de Fred Helfer, et spectatrice est fait.
Pour ce rallye, je vais vous
faire mon compte-rendu tout de même.
Ce fut un rallye pénible
émotionnellement et psychologiquement avec le stress en moins. En effet, je ne
pensais pas, en laissant ma place de navigo à Sarah, le temps d’une course, que
ce serait à ce point éprouvant.
Le jeudi soir, Bertrand a pu
effectuer des essais avec la Citroën C2, réparée en moins de 4 semaines, par nos
loueurs belges, Flo-Racing.
Le vendredi, Fred nous a
rejoints et nous avons pris directement la direction de la 1er
spéciale, sur les hauts de Montreux. Au stop de la 1ère épreuve, nous
nous sommes restaurés sur la terrasse du resto avant qu’un déluge s’abatte sur
nous.
Après avoir informé Bertrand
sur les conditions météo, afin qu’il prenne la bonne décision quant aux pneus,
on se décide à aller voir les équipages, malgré la pluie (tiens comme en
2007 !).
Je vois la voiture n° 47 de P.
Bagnoud à l’arrivée, ensuite la n° 49 de E. Micheloud, qui me communique que
Bertrand est arrêté au bord de la route, sans gravité. Informations reçues de
Bertrand, c’est le train avant gauche qui est touché.
Après le passage des équipages
dans cette spéciale (qui se courrait 2 fois), Fred et moi rejoignons Bertrand et
Sarah afin de les redescendre à Lavey pour récupérer Eric de l’assistance et
aussi remonter vers la voiture de course laissée en pleine spéciale. La
réparation se fait rapidement, en fin de journée, par Eric aidé de Xavier Tornay
à qui vont nos remerciements. La C2 est réparée et remise au parc fermé.
Bertrand et Sarah repartiront
samedi en « super-rallye», en queue de peloton des autres équipages. Aucun point
ne leur sera attribué.
Pour nous, ouvreurs, le départ
de samedi pour le Col de la Croix était matinale (05h00) puisque nous devions
être dans la spéciale avant la fermeture de la route (en général 1h00 avant le
passage du 1er équipage).
C’est sympa de découvrir les
spéciales sans chronos. On a profité de « se poser » dans l’épreuve de Lavey. A
la fin de la terre, au retour de la grande route, je vois passer notre équipage
fétiche. Quelques secondes plus tard, mon portable sonne et c’est Sarah qui
m’annonce leur abandon dû à un « tout droit », là où d’autres voitures ont pu
faire demi-tour et reprendre la route. La chaussée était très glissante. Flûte,
pas eux ! C’était proche de finir en tonneau mais c’est la barre de direction
avant droite qui a cassé. Donc la course est finie pour la C2.
Mon rôle dans l’ouverture m’a
bien plu aux côtés de Fred, navigateur de choc. Par contre, toutes mes excuses à
Sarah et à Bertrand car mon mauvais caractère (eh oui) a fait (ou refait)
surface. C’est pénible de ne pas être dans le feu de l’action tout de même !
J’espère que ma navigatrice
remplaçante a tout de même pris plaisir à co-piloter Bertrand malgré cet
abandon.
Pour ma part, je ne sais pas
quand je reprendrai la plume, ou le clavier, afin de vous conter la suite de nos
aventures.
Encore un grand merci à
l’équipe de Flo-Racing et à Fred.
Amicalement
Nathalie
Critérium jurassien
Le rallye sous le soleil
Après un mauvais départ, mais
une arrivée tout de même, au Rallye du Gier fin mars, voici le Crité ce
week-end.
Les recos se sont parcourues,
pour nous, les 2 samedis. Ce qui m’a permis, la 1ère semaine, de
copier mes notes et, pour le 2ème samedi, de les contrôler. Nous
avons aussi visionné la caméra embarquée de 2007 faite par Gabriel, ce qui est
une bonne entrée en matière.
Pour ce Critérium, nous
dormions à Saignelégier, chez une super navigatrice, vainqueur de la Coupe
Peugeot 2007, Magalie, tout près de la Super Spéciale. Idéal !
Le jeudi 1er mai,
férié, nous étions déjà sur place pour « prendre la température ». Pour ma part,
d’être sur place, je trouve ça moins stressant ; c’est un peu paradoxal.
L’équipe de « Flo-Racing » est
arrivée vendredi à 10h00 et on a eu le temps de « coller nos sponsors » car nous
avions le contrôle administratif à 12h00. Nous étions donc prêts à ce moment-là,
sans nous presser et sans nous « prendre la tête ».
Il nous restait « juste » à
attendre notre heure de départ avec notre numéro de course 48.
J’attendais avec impatience la
Super Spéciale de Saignelégier, que j’aime bien.
Les 3 spéciales de ce vendredi
soir ne se sont pas trop mal courues. Il n’y a pas eu d’arrêt de course ce qui
nous a permis de rouler encore un peu de jour, sans allumer la rampe de phares
(que nous avions eu la sagesse d’installer, car avec une interruption, il aurait
fallu compter avec elle et la nuit tombante).
Dans la longue spéciale de
Courtemautruy avant d’arriver aux Enfers, des traces de freinage d’un « tout
droit » dans un virage à gauche et Bertrand, avant de passer ce virage me dit :
« pas vu ». Il pensait bien sûr à la voiture qui a laissé ces traces. Où
avait-elle passé ?
Le samedi, nous repartions
dans les 25 premiers. Pour ma part, on a fait une belle remontée. Il fallait
juste confirmer les temps.
Bertrand se sentait plus à
l’aise avec cette « nouvelle » monture (qu’il a eu l’opportunité d’essayer avec
notre champion suisse, Grégoire Hotz, en Belgique). Moi-même, je me trouvais
plutôt à l’aise dans les notes et le stress (plus profond) n’a pas été trop
ressenti.
J’ai trouvé que l’équipage
était en parfaite harmonie. Juste une fois où j’avais du retard dans la fameuse
spéciale « française » (que je n’apprécie guère, contrairement à Bertrand).
Et c’est dans cette spéciale
que Pascal et Stéphanie sont sortis. Je leur souhaite par cette occasion un
prompt rétablissement et si l’opportunité leur est donnée une super fin de
saison.
En prenant le départ de la
spéciale de Glovelier, avant de reprendre la route, que fait Bertrand ? un petit
tête-à-queue mais rien de catastrophique (ça faisait longtemps depuis le Gier).
Dans la spéciale de Goumois,
on est arrivé un peu vite dans le village des « Pommerats » et dans une équerre
droite la voiture a un peu glissé ce qui a fait reculer bon nombre de
spectateurs ; je n’ai eu que le réflexe de sourire ou même peut-être de rire.
Preuve aussi que j’étais à l’aise. Je pense que les spectateurs sont restés en
retrait pour la fin de la course et qu’ils ont peut-être pris peur de se
retrouver en face de notre « bolide ».
Dans la dernière boucle, il
restait 3 spéciales et c’est à Glovelier que tout s’est fini.
A la sortie de la forêt, dans
un virage à droite (assez rapide tout de même) qui nous a déporté dans les
champs (des champs à perte de vue) sur un tronçon labouré (le seul de la région
certainement, merci au paysan). Ce champ labouré avait comme une ornière qui
nous a malheureusement fait faire 2 tonneaux sans façon pour Bertrand de ramener
la voiture sur la route ou de continuer dans les champs.
A part des jurons dans la
voiture, le rallye était fini pour nous. Dommage car nous aurions pu nous placer
dans les 12 premiers.
L’assistance appelée et la
voiture rapatriée à Saignelégier, nous avons constaté qu’elle avait beaucoup de
dégâts. On est désolés pour « Flo-Racing », mais bon, d’accord c’est la course,
on n’est pas là pour se promener.
Pour le prochain rallye, le
Chablais, je ne serai certainement pas à ma place habituelle mais dans tous les
cas, je vous verrai à l’assistance, tous autant que vous êtes, amis du
Championnat suisse des Rallyes. Et pour la suite, c’est encore en discussion.
Mais je pense tout de même
continuer ma « carrière » de rédactrice d’articles pour notre site, même à une
place différente.
Sportivement Nathalie
Pays du Gier
Le rallye des têtes-à-queue
Bon si on passait au prochain
rallye : le Critérium jurassien ?
Non, je plaisante, enfin,
seulement un peu !!!
J’appréhendais ce premier
rallye de la saison avec cette nouvelle monture.
On pensait faire des essais
jeudi soir, après avoir pu effectuer un dernier passage dans toutes les
spéciales. Finalement, l’équipe de Flo-Racing est arrivée vers 20h00 et on en a
plutôt profité pour coller les autocollants au cas où la pluie nous surprendrait
vendredi matin. Donc au final, pas d’essai.
Vendredi dans la matinée, on a
fait l’impasse sur l’ultime passage dans les spéciales, autorisé par
l’organisation. On a préparé la voiture avec le réglage des sièges et le montage
de la caméra avant le départ de ce rallye.
Au contrôle technique, tout
s’est bien passé et on a amené la Citroën C2-R2 au parc fermé de St-Chamond
jusqu’au départ aux environs de 21h00 pour notre équipage.
Dans l’après-midi une petite
sieste s’imposait pour me déstresser.
Lors de l’assistance du soir,
avant la 1ère spéciale, la pluie s’est mise à tomber doucement.
Durant la spéciale, elle était
toujours là et peut-être même de la neige. Ca nous a tout de même ralentit. Et
de constater que dans chaque virage une voiture est partie à la faute et se
retrouvait « au tas » ; il fallait vraiment assurer, mais sûrement pas autant
qu’on l’a fait. Il n’y a qu’à regarder les chronos pour comprendre !
Le lendemain, nous pointions
loin derrière à la … 93ème place. La grosse déprime ! On allait tout
faire pour remonter le classement.
Sur la longue spéciale, on a
fait 2 têtes-à-queue. C’était moins une ! Et dans la spéciale de « Pavezin » à
20m du départ, juste après le pont, un autre tête-à-queue qui a dû surprendre
les 2 spectateurs présents au bord de la route.
Les chronos n’étaient toujours
pas en notre faveur et l’équipage a eu de la difficulté à rentrer dans la
course. Pour ma part, l’anxiété était là tout au long de ce rallye.
Au final, on termine 49ème
au général avec pour seul point positif de ramener la C2-R2 entière au parc
fermé le samedi soir.
Cette première course avec
cette nouvelle monture n’a pas été concluante du tout. Il faudra remédier à ça
pour le Crit début mai.
Un grand merci à nos ouvreurs,
Fred et Raymond, qui nous ont bien aidés durant ce week-end.
On se réjouit de vous
retrouver au Jura où on espère être « en forme ».
Sportivement Nathalie
Les recos du Gier
Voilà, on est reparti pour la
course. Le week-end de Pâques ont eu lieu les reconnaissances du rallye du Pays
du Gier. Bonjour l’angoisse !
La neige était au rendez-vous
en plaine dans notre région et le déplacement jusque dans le département de la
Loire a été pénible. La cause étant les déplacements les vacances scolaires qui
ont engendré de gros bouchons.
Les « recos » sont autorisées
sur 4 passages et les heures sont imposées pour les différentes spéciales. Les
routes des spéciales étaient surtout mouillées et de rares tronçons étaient
recouverts de neige samedi. On a tout de même aperçu le soleil et nous avons pu
constater les endroits où les routes sont glissantes lorsqu’il pleut.
Ce que je trouve de très sympa
c’est de « croiser » d’autres équipages le long des routes, l’ambiance est
toujours excellente dans ce milieu.
Les épreuves chronométrées
sont identiques à l’année passée sauf quelques kilomètres qui se différencient,
ainsi qu’une nouvelle spéciale de 4,5 km qui est au programme pour le vendredi
soir.
Le rallye débutera vendredi
prochain dès 20h30 à St-Chamond. Avec le numéro de départ que nous porterons (n°
42), nous n’aurons pas à attendre trop longtemps avant d’être « dans le bain »,
oups, plutôt dans la course.
Comme le lundi était férié,
j’ai pris le temps de recopier mes notes et de préparer différentes choses pour
le week-end de course. Tout ça, en alternance avec le déblaiement de la neige
devant la maison, l’hiver est de retour.
Le jeudi avant le rallye, un
ultime passage nous permettra de contrôler les notes ou de les modifier si
besoin.
Nous espérons vous voir
nombreux au bord des spéciales et à bientôt pour le résumé d’après-rallye.
Sportivement Nathalie
L’avant 2008
Le prologue
Voilà c’est
fait. Notre inscription pour le 1er
rallye de la saison est envoyée (Pays du Gier en France). Nous effectuerons les
reconnaissances pendant le week-end de Pâques.
Cette année, le
losange de la marque Renault sera remplacé par un sigle qui s’appelle plutôt :
chevrons. En effet, nous avons pris la décision de louer, pour la saison
complète, une Citroën C2-R2 chez Flo-Racing, en Belgique
La voiture, une
groupe A, possède une boîte séquentielle. Ce sera une habitude à prendre pour
Bertrand.
Pour ma part, je
ne suis pas encore « dans la course ». La motivation tarde à venir. Quelques
derniers effets secondaires de la saison 2007 ? En tout cas, par moments je me
demande pourquoi continuer ! Alors, il me suffit de penser à l’ambiance des
recos, au bonheur de revoir certains équipages perdus de vue entre saison, au
plaisir de pointer aux contrôles horaires et rire avant de reprendre le sérieux,
prêt au départ et retrouver l’adrénaline lors de la spéciale.
Et à la
satisfaction à l’arrivée, au point stop, quand en fin de compte, après s'être
dit que l’on a peut-être perdu quelques secondes par-ci, quelques secondes
par-là, le chrono prouve que nous sommes déjà « dans le bain ».
Le rallye est un
ensemble de supers instants. Du rire, du stress et au final passer un week-end
au grand air en espérant une météo clémente. On n’espère pas forcément le soleil
mais éviter une pluie torrentielle. En 2007, lors du rallye du Chablais, on a
déjà donné avec une pluie discontinue.
Cette saison se
courra donc avec cette nouvelle auto et de nouvelles personnes à l’assistance.
On part confiants. Plusieurs équipages auront la même monture que nous et ça
c’est plutôt grisant.
Maintenant, je
vous donne rendez-vous, pour certains au 15 mars lors du souper de soutien de
notre équipage à Dully-Bursinel, pour les autres, juste après Pâques lors du
rallye du Pays du Gier.
Amicalement Nathalie
Rallye du Valais 2007
La consécration du titre
« Coupe Suisse »
Voilà, le dernier rallye de
l’année est passé.
Le week-end avant, ont eu lieu
les reconnaissances où nous avons bien roulé, avec les notes de la saison 2006,
quelque peu modifiées. Le samedi, toute la journée (08h00-20h00) ont été
consacrées aux corrections des notes.
Le mercredi 24 octobre 2007,
en fin d’après-midi, nous partions pour le Valais pour être sur place jeudi
matin pour présenter, aux habituels contrôles, la voiture louée encore et
toujours à Orange Cars.
A Martigny, le mercredi soir,
nous nous offrions un petit repas sympa, une fondue Bacchus.
Le jeudi, la voiture arriva
avec les 7 autres véhicules loués pour ce rallye, et avec toute l’assistance top
du team d’Orange Cars.
Une fois les vérifications
administratives et techniques passées, nous nous préparions à nous déplacer pour
le shakedown afin de nous mettre en confiance avec cette nouvelle monture, qui
était celle de nos amis tessinois Rusconi et italien Vozzo, équipage qui
malheureusement ne fut pas présent à ce rallye en tant que concurrent mais très
présent le long du parcours. Pascal Perroud du RTN conduirait la Clio que nous
avions déjà au Tessin et en Italie.
Au shakedown, un seul passage
suffisait pour connaître le comportement de la voiture : elle partait en luge au
freinage. Oups, pas fameux !
Des réglages furent apportés
par l’assistance pour les 3 spéciales de la journée.
En fin d’après-midi, départ
avec notre n° 82 pour l’épreuve chronométrée de Crans-Montana. Je lui
rajouterais le terme « on ice ». En effet, j’ai trouvé la route très glissante
et j’ai eu confirmation de ce cas, dès notre retour à Martigny lorsque j’en
parlais à d’autres équipages.
La 3ème spéciale
était celle des Casernes de Sion à parcourir de nuit vu l’heure tardive. Je me
réjouissais de la faire. Bertrand n’était pas aussi réjoui que moi car il n’aime
pas cette spéciale. C’était tout de même sympa et aucune fausse note.
La Renault Clio RS d’Orange
Cars fut ramenée au Cerm de Martigny pour y passer la nuit.
Vendredi, nous débutions
l’étape avec un parcours très varié : la spéciale des Cols longue de 37 km. Le
début de cette épreuve commence dans les vignes, petit bout de spéciale inversé
du shakedown. Dans un virage, la voiture glissa sur des cailloux et « atterrit »
sur un mur avec le train arrière dans le vide. Je sortis de la voiture afin de
faire ralentir les autres concurrents qui arrivaient mais avant, demandais à
Bertrand si ça n’allait pas se passer comme dans les films lorsque la voiture
recule et descend un talus.
Des spectateurs vinrent aider
Bertrand à repousser et reposer la Clio sur ses 4 roues et aussi sur la route.
Durant ce petit arrêt, on perdit environ 6 minutes.
La suite de la spéciale se
passa sans autre surprise. Un regroupement d’une heure au Cerm était prévu et
ensuite une assistance où Bertrand demanda à l’assistance de changer les
amortisseurs arrières.
A l’approche du départ de la 2ème
spéciale de cette journée, dite du Col des Planches, mon pilote me dit avoir
retrouvé une bonne voiture de course qui se comportait bien.
Le départ de cette épreuve a
été retardé dû à une sortie de route, heureusement sans gravité, apprit-on plus
tard, et en voyant l’équipage à Martigny samedi soir.
Notre heure fut venue d’être
sur la ligne pour le départ. Avant d’arriver un Col des Planches, sur une route
pas très large mais pour le moins rapide et bosselée, notre bolide de Clio
partit sur la gauche au bord des rochers, un pneu se creva et rebondit à droite
avant de finir à l’équerre dans un arbre, en bordure de route. Avant le choc,
Bertrand m’a dit, pour me rassurer : « Elle s’arrête ». Du côté du pilote, la
porte était coincée. Je sortis donc la première de la voiture et constatais
qu’elle était bel et bien coincée dans l’arbre, très près de la route.
Des maux de nuque et de tête
se firent sentir pour moi. J’appelai la direction de course pour les informer de
notre arrêt pendant que Bertrand faisait, à son tour, ralentir les voitures qui
arrivaient à une certaine allure.
Après le dernier équipage
passé, je descendis dans une auto de la sécurité jusqu’à la route qui rejoignait
le Col des Planches. Je trouvais des amis qui attendaient le 2ème
passage mais l’on vint vers moi afin de je fasse un contrôle de ma nuque dans
l’ambulance. Les 2 ambulanciers présents me mirent une minerve en coque
(identique à celle de juin lors du Rallye du Chablais) et me demandèrent de
passer faire des radios à l’hôpital de Martigny. Surprise, devinez qui je
retrouvais dans l’entourage de l’ambulance : mon fameux médecin qui était
descendu nous secourir lors de notre « atterrissage » dans le torrent au Rallye
du Chablais.
On me demanda de me coucher
sur une civière afin de m’emporter en hélicoptère (et oui encore une fois, et ne
venez pas dire que je profite de la situation) mais cette fois-ci à l’intérieur
et non pendue à un fil. J’informais que je pouvais marcher jusqu’à l’appareil
mais non, on me porta. Je me sentais capable de rester debout puisque j’étais
restée près de la voiture à aider Bertrand à « faire la circulation ». On
recommence avec un vol où je pensais attraper un coup de soleil car le toit
était vitré transparent et le soleil était présent ce jour-là.
Arrivée à l’hôpital, on
m’amena aux urgences afin de me faire passer une radio des cervicales et un
scanner. La combi pouvait s’enlever sans trop de mal mais je ne devais pas
bouger par précaution avant le résultat final. Et puisqu’on m’avait posé une
minerve en coque, mon t-shirt ignifugé fut soigneusement découpé afin de me
l’enlever.
Comme d’habitude, l’attente
était là et finalement on m’informa que je pouvais rentrer, vous rejoindre au
Cerm et passer une bonne soirée plutôt que dormir à l’hôpital (qui, cette
fois-là n’aurait pas été justifiée du tout). On m’apporta une minerve en mousse
que je garderai durant 4 jours.
Bertrand est venu m’attendre
et m’a conduite au centre du rallye où nous avons passé une soirée sympa en
compagnie d’autres équipages (dont 3 navigatrices valaisannes qui se
reconnaîtront, merci les filles de votre bonne humeur) et merci à Gab pour la
raclette.
Le samedi, on était d’attaque,
faute de continuer le rallye sur la route, d’être au moins au bord des spéciales
et plus précisément à la fin de la dernière épreuve à Nendaz pour féliciter les
arrivants.
Au Cerm, en dehors, Bertrand
avait anticipé notre victoire de la Coupe Suisse et apporté quelques bouteilles
de Champagne que nous avons partagé avec notre assistance, encore merci à eux,
nos voisins toujours aussi sympas étaient présents sur leur terre natale, ainsi
que d’autres équipages. Aussi un grand merci à Moustache (qui m’a aidée avant
chaque rallye), à tous les sponsors et amis pour leur soutien et à Roger
Blanchard pour la raclette et le tartare ainsi que pour sa présence à ce rallye.
Pour la saison 2008, je suis
encore dans le doute pour continuer ou non mais quoiqu’il en soit, je
soutiendrai du fond du cœur mon pilote et mari, que ce soit dans le baquet de
droite ou d’une autre manière. Mais je serai contente de vous revoir à tous les
rallyes. Et encore un grand merci à Bertrand qui a toujours eu confiance en moi
et m’a permis à nouveau de reprendre une passion à une vitesse folle (dans tous
les sens du terme !).
Et une grande admiration pour
ce brave Neuchâtelois (comme moi) Grégoire Hotz, ainsi que son navigateur Pietro
Ravasi, qui renoue avec ce titre de Champion Suisse amplement mérité malgré sa
violente sortie de route au Rallye du Chablais, dans le même torrent que nous.
Pour finir, j’espère que je ne
vous aurai pas trop ennuyé avec ma chronique et mes histoires durant cette
saison et peut-être à l’année prochaine.
Amitiés sportives
Nathalie
L’avant Valais
Voilà, nous voici dans la
dernière ligne droite de cette saison 2007, en demi-teinte, un peu mitigée en
fait pour notre équipage.
En effet, en juin, nous avons
eu notre grosse sortie de route au Chablais, mais aussi et surtout depuis le
début de l’année une course au titre de champion de la Coupe Suisse dont nous
pouvons jusqu’à maintenant être fiers.
La bonne prestation effectuée
au mois d’août au Rallye du Tessin a été grandement appréciée pour ma part et a
permis de me redonner confiance et de me remettre « sur les rails ». Je me suis
aperçue que je n’avais rien perdu de ma dictée de notes, selon mon pilote.
Vu la météo de ces derniers
jours, je souhaite que l’on ait un vrai temps d’automne où les arbres ont leur
couleur chaude et ça c’est un vrai rallye du Valais.
C’est vrai que le « RIV », ça
peut aussi être le brouillard et la neige, ça s’est déjà vu dans les années
précédentes. On verra bien.
Les spéciales seront aussi
belles que l’année passée. Nous espérons avoir moins de surprise car en 2006,
dans la spéciale de Champex-Les Valettes, dans une épingle on s’était retrouvé
sur le toit. Bertrand avait pu sortir de mon côté et lorsqu’il a voulu remettre
la Renault Clio d’Orange Cars sur les roues, j’ai paniqué un peu car je ne
savais pas où elle allait « atterrir ». En fait, on était seulement au milieu de
la route.
Donc, pour ce qui est des
aventures et mésaventures, on a eu notre part, on a déjà donné.
En résumé, nous sommes
d’attaque pour affronter ce dernier rallye de la saison, sur les routes
valaisannes, et non des moindres puisqu’il se court sur 3 jours.
Vous, spectateurs et équipages
qui ne roulez pas, on espère vous voir nombreux aux bords des routes, quelle que
soit la météo.
A vous tous, je vous
retrouverai pour un dernier résumé de cette saison 2007, après le Rallye du
Valais à fin octobre.
Sportivement Nathalie
Rallye
Valle Varaita - 14 au 15 septembre
2007
Le
rallye de l'inconnue
Le 30 août, à quelques jours
de notre rentrée du Tessin, je me retrouve à l’hôpital pour une petite
intervention sans gravité et c’est le vendredi 31, à peine remise de mon
anesthésie que Bertrand me propose de faire le rallye Valle Varaita qui se
déroulera en Italie les 14-15 septembre. Je lui dis que ça pouvait être ok avec
l’accord de mon médecin. L’accord est donné et l’inscription envoyée, pour un
rallye que nous ne pensions pas forcément faire.
Nous avions pu nous arranger
et effectuer les reconnaissances 2 jours avant le rallye pour nous éviter de
faire plusieurs déplacements dans cette région du Piémont.
Après avoir fait nos
reconnaissances, j’ai dû m’attarder à écrire mes notes au propre. Cela fait, il
nous restait plus qu’à les contrôler. J’ai trouvé les spéciales intéressantes,
variées et rapides. Des chicanes ont été prévues à quelques endroits afin de
casser la vitesse.
Dans ce rallye, beaucoup de
kilomètres de routier séparaient les spéciales, certains parcours de liaisons à
travers de petites villes.
Le vendredi soir, le départ
pour notre équipage (n° 73) était à 19h00 du podium et il nous fallait parcourir
45 km pour arriver à la première spéciale. J’espérais que la nuit ne nous
rattraperait pas trop vite ! La rampe de phares était là et elle fut utilisée
car il commençait à faire sombre au moment de notre 1ère épreuve
chronométrée.
Bertrand me fit remarquer que
j’étais un peu en avance dans la dictée des notes. Pour notre part, nous
n’avions pas trop l’habitude de commencer un rallye au crépuscule.
La 2ème spéciale se
déroula bien, avec dans certains virages beaucoup de cailloux sur la route.
Un regroupement était prévu en
pleine ville de Saluzzo pour une durée d’environ 40 minutes. Lorsque nous sommes
arrivés au départ de la 3ème spéciale, on vit tout de suite qu’il y
aurait du retard dû à une sortie de route très grave : une voiture a percuté une
photographe en sortie d’une ligne droite dans une courbe à gauche. La rumeur
clamait la mort du photographe.
La spéciale s’est courue en
routier où le chrono n’est pas comptabilisé. Mais le temps est le même pour
rejoindre le point de contrôle horaire suivant.
Nous avons roulé très
lentement dans cette spéciale car beaucoup de spectateurs étaient présents en
bordure de route pour rentrer. A l’endroit de l’accident fatal, on nous fit
passer à droite au lieu de prendre à gauche, comme prévu en spéciale.
Je pensais que nous aurions le
temps de rouler « pépère » mais arrivés au stop, j’informais Bertrand que pour
pointer à l’heure au parc fermé à quelques 3 kilomètres de là, il fallait tout
de même mettre les gaz. C’était pareil pour les autres équipages.
Au parc fermé, à 23h00, on
pensait que le rallye ne repartirait pas samedi, suite à l’issue de cette sortie
de route. La rumeur était confirmée.
Malheureusement, après des
téléphones reçus par Bertrand de Ivan d’Orange Cars, il apprit que les équipages
pouvaient récupérer les véhicules le samedi matin dès 07h30 car le rallye était
définitivement terminé pour tous les équipages.
C’est dommage car nous aurions
pu repartir dans l’ordre des numéros du vendredi et nous étions beaucoup
d’équipages helvétiques ensemble, les uns derrière les autres.
Au final, après 2 spéciales
chronométrées, nous pointions 3ème de classe.
Donc, nous partions de
l’Italie vers 11h00 samedi pour notre retour en Suisse.
Je vous donne rendez-vous pour
la prochaine et dernière manche au rallye du Valais les 25-26-27 octobre, rallye
à parcourir sur 3 jours.
Nous serons donc d’attaque
pour cette course et à souhaiter que la neige n’arrive pas trop tôt dans notre
hémisphère.
Sportivement
Nathalie
Rallye du Tessin – 24-25 août
2007
La revanche sur la peur
Voilà, c’est fait. Après la
sortie de route au Rallye du Chablais, il fallait remonter « en selle » tout de
suite. Donc, moins de 3 mois après l’accident, c’est
reparti pour le Rallye du Tessin. Lors de mon séjour à l’hôpital de Monthey en
juin dernier, ma maman m’a dit en ces quelques mots : « Tu dois continuer, tu as
toujours dit qu’il ne fallait pas s’arrêter sur un échec. » Merci Maman de me
soutenir !
Plus le mois d’août
approchait, plus mon anxiété grandissait. J’essayais d’y penser le moins
possible mais avec Bertrand, ce ne fut pas facile de reléguer le rallye en
second plan ! Dès lors, lorsque l’inscription fut envoyée et payée, plus (ou
presque) moyen de faire marche arrière. La « machine » était lancée !
Je fus ravie de voir que nous
partions avec le n° 42 (c’est l’année de naissance de mon papa que j’ai perdu il
y a juste une année – 2 septembre) – et j’osais penser que ce numéro nous
porterait chance et qu’en plus, le vendredi 24 août, je fêtais 5 ans de mariage
avec mon pilote. Qu’espérer de mieux, sinon un très beau rallye. Cette course
est dédiée à mon papa !
Je vous disais dans l’article
précédent que le Tessin était le paradis sur terre, eh bien c’est confirmé !
Nous avons fait le déplacement
mercredi pour être sur place suffisamment tôt avant le rallye afin de prendre le
temps de faire connaissance avec notre nouvelle monture qui cette fois était
jaune avec le pare-chocs arrière rouge. Mais comble de déception, un essai ne
fut pas possible car la météo était désastreuse et il ne fallait pas prendre des
risques sur des routes détrempées. Nous avons au moins pris le temps d’installer
les casques et coller nos sponsors habituels.
Heureusement, le jeudi, le
soleil commençait à poindre le bout de ses rayons. On pouvait à ce moment-là
présager un meilleur avenir météorologique pour le dernier jour des
reconnaissances et la suite de la semaine.
Je ne vous explique pas mon
état intérieur le vendredi après-midi avant le départ du 1er
équipage !!! Mon ventre gargouillait et je ne faisais pas vraiment la maline. La
peur était présente.
Moustache (certains le
connaissent dans le cadre du rallye) m’a aidée à surmonter mon appréhension sur
la future course et à prendre (ou reprendre) confiance en moi, en travaillant
sur le psychisme. Ce fut tout de même un travail long mais gratifiant. Merci
Moustache !
Le vendredi après-midi, notre
heure de départ connue, il fallait se concentrer et surtout être au top dans la
dictée des notes et la façon de les « envoyer ». En visionnant la caméra, je me
trouve un peu hésitante mais après, tout au long des spéciales, beaucoup plus à
l’aise, et c’était le principal.
La 1ère étape s’est
bien terminée et nous étions d’attaque pour le 2ème jour.
Samedi au départ, nous
pointions dans les 20 premiers. On pouvait le faire et ce fut fait. Belle
remontée tout de même après notre fameux accident.
Dans la 1ère
spéciale de Malcantone (très belle route), Bertrand n’a pas pu s’empêcher de
faire un tête à queue dans une épingle en descente, à bonne vitesse, oups !
C’était sympa et surtout sans gravité pour l’équipage et la voiture. Pour mon
pilote, je constatais que les réflexes étaient revenus. La suite de la journée
s’annonçait très plaisante.
La super-spéciale des casernes
à Monte-Ceneri courue samedi, par une chaleur digne des flammes de l’enfer, fut
éprouvante pour les équipages et physique pour les pilotes.
Notre webmaster, Gabriel, aidé
de Bertrand, ont mis au point la caméra que vous avez peut-être eu l’occasion
d’apercevoir sur le toit de la Renault Clio, dans son « aquarium ». C’était bien
vu et ça tient la vitesse.
Et à la dernière spéciale, au
point stop se trouvait Ivan Cominelli et Moira qui m’ont vu avoir les larmes aux
yeux, tellement j’étais heureuse que nous soyons arrivés à la fin de ce rallye
et pour ma part d’avoir pu assurer mon boulot de navigatrice.
En arrivant à Lugano, les
voitures de course étaient autorisées et aidées par la police afin d’emprunter
la ligne du bus et de dépasser toutes les voitures qui bouchonnaient. C’est
presque irréel mais beaucoup moins stressant que de se dire qu’on risque
d’arriver en retard à la table de pointage.
Pour finir, notre classement à
cette course est 10ème au général et 2ème en N3. C’est un
très bon résultat et on se réjouit de la prochaine course (Italie ou Valais ?).
Ca demande de la réflexion.
Des mercis s’imposent : à
Bertrand qui a roulé comme un chef et nous redonne une chance, à Orange Cars de
nous louer une bonne voiture et à vous tous pour les messages d’encouragement et
de félicitations que nous avons reçus.
Sportivement Nathalie
L’Après Chablais
Samedi 28 juillet 2007…
Vous connaissez les mésaventures que nous
avons vécues, Bertrand et moi, lors du Rallye du Chablais qui s’est déroulé les
1er et 2 juin de cette année… En quelques lignes en voici le résumé …
A moins de 1 km du départ de la 1ère
épreuve spéciale du vendredi 1er juin, grosse (très grosse) sortie de
route. La Renault Clio a dévalé la pente à travers la forêt et a fini sa course
sur le toit dans un torrent. Moi, j’ai passé la nuit à l’hôpital de Monthey avec
le bras gauche (ouf je suis droitière) dans le plâtre à cause d’un petit doigt
cassé. Il s’en est suivi des hématomes et de grosses douleurs aux côtes.
Actuellement, à fin juillet (2 mois après
l’accident), de légères douleurs se font ressentir au niveau de l’abdomen ; si
je dois éternuer et lorsque je me couche ou me lève, cela se fait maintenant
sans trop de grimaces.
Fallait-il ou non partir en vacances au bord
de la mer comme déjà réservé avant le rallye ? On décida d’attendre l’avis du
médecin qui nous donna son accord et demanda à Bertrand de m’enlever le plâtre
durant cette période …
Oups ! Je n’avais pas forcément la conscience
tranquille, saurait-il le faire ? Avions-nous les « outils » adaptés ? Comment
allais-je retrouver mon bras et les 2 doigts immobilisés durant 3 semaines sous
ce plâtre ?
Bon, nous sommes donc partis et pris l’avion
direction l’Espagne où nous avons pu profiter d’une semaine de … repas, repos
aussi et petites balades. Mais pas vraiment possible pour moi de me baigner dans
la mer et nous n’avons pas profité de se prélasser sur la plage. Ce sera pour
d’autres vacances.
Le samedi, il était prévu que Bertrand
m’enlève le plâtre, mais l’opération s’est déroulée le vendredi soir. Après un
grand moment de découpe et limage, j’ai dû plonger mon bras dans la baignoire
pour ramollir en épaisseur la matière… Le « travail » a duré environ 1 heure et
j’ai pu retrouver mon bras et mes doigts presque intacts. En effet, mon
annulaire et mon auriculaire étaient encore bien enflés, et sous l’annulaire la
peau est encore à ce jour très sensible.
Les jours qui ont suivi, je suis restée avec
un bandage, histoire de protéger encore ces endroits délicats. L’avant-dernier
jour, nous avions trouvé un hôtel équipé d’une piscine où j’ai pu enfin me
baigner.
Voilà, un mois après, sans plâtre, j’ai encore
un peu de mal à serrer les doigts et c’est impossible de poser la main à plat,
tout ceci à cause du petit doigt.
Je remercie toutes les personnes qui nous ont
envoyé des messages de soutien par SMS ou dans le livre d’or de notre site ou
sur les forums de Vaudwebrally et Swissrally, ça fait chaud au cœur… Un grand
merci aussi à Bertrand qui m’a soutenue et aidée durant cette période délicate.
Pour la suite de la saison, le prochain Rallye
du Tessin s’approche à grands pas ; je me sens tout de même motivée à poursuivre
l’aventure mais une certaine crainte subsiste.
J’espère que la météo sera meilleure que lors
du Chablais mais je ne me fais pas trop de souci là-dessus car le Tessin c’est
un peu le paradis sur terre.
Pour cette course une autre voiture sera à
notre disposition, toujours aussi fiable et rapide…
Sportivement et à tout bientôt
Nathalie
Rallye du Chablais,
1er et 2 juin 2007
L’embardée ou la voiture qui tombe à pic
Le 3ème rallye de
l’année s’est achevé, disons abruptement ! C’est le rallye le plus court de mes
10 ans de copilote.
Voici l’histoire :
Au départ de la 1ère
spéciale « Les Rives » du vendredi, je m’attache, j’allume la caméra et on
profite de faire signe à Roger (RMB Cars). Bertrand, comme toujours ; me demande
si mon harnais est bien serré.
A peine 1km du départ, avant
un virage à gauche et au premier freinage, nous, enfin la voiture part en glisse
(aquaplaning) et descend dans la forêt, en contrebas.
La Renault Clio d’Orange Cars
ralentit puis reprend de la vitesse pour finalement s’immobiliser environ 100
mètres plus bas dans le lit d’une rivière ou plutôt d’un torrent sur des
rochers, sur le toit.
La panique s’empare de moi
mais constatant que je respire, je m’apaise un peu. J’ai quelque peine à me
détacher vu la position de la voiture et l’envers du décor.
Je sors et m’écrie « oh Greg »
car je venais d’apercevoir la Renault Clio jaune au coffre bleu de Grégoire Hotz,
aussi écrasée entre les rochers quelques 20 mètres plus haut. L’équipage est
indemne car ils sont remontés à pied rejoindre la route.
Bertrand me demande si je peux
remonter la pente. Impossible, je suis, comment dire, courbaturée et en même
temps sous le choc dune telle descente. Encore inutile de vous dire que j’ai une
peine d’enfer à respirer.
Je m’assieds sur une pierre un
peu à l’écart et « au sec ». Mon pilote et cascadeur retourne à la Clio presser
le bouton rouge de la balise GPS puis téléphoner à la Direction de Course pour
annoncer notre sortie et demander de l’assistance.
20 minutes plus tard, le
médecin arrive sur les lieux suivi d’un pompier. J’informe le médecin, du mieux
que je peux, que j’ai des douleurs abdominales, des contusions diverses, des
éraflures au tibia et, le top du top, le petit doigt de la main gauche déplacé.
J’apprendrai plus tard qu’il est cassé.
L’hélicoptère arrive un peu
plus d’une heure après. Nous avions tous froid et la pluie se déversait sur
nous.
Pour mon cas, mal en point
comme j’étais, j’ai été héliportée dans une sorte de matelas pour être
transférée à l’hôpital de Monthey pour, au final, y passer la nuit.

A l’hôpital, après différents
examens, scanners, radios, les médecins ont décelé des
contusions, un bleu bosselé sur le pied gauche, l’omoplate droite fissurée et
donc l’auriculaire de la main gauche cassé. Un plâtre était prévu pour le
réparer.
Tout ça pour vous dire que
c’était un baptême car c’est la 1ère fois que je passe la nuit dans
un hôpital, que je porte un plâtre et que je fais un tour en hélicoptère, mais à
l’extérieur de l’appareil. A fêter non ?
A 21h30 environ, j’ai pu
regagner une chambre pour y passer la nuit. J’étais toute seule. Pas facile, un
plâtre à une main, une perfusion dans l’autre bras.
Le lendemain après le déjeuner, les
médecins viennent m’informer que je pourrai repartir
après le dîner. J’ai pu me lever pour faire ma toilette et j’ai attendu le repas
de midi avec impatience.
Dans la matinée, Bertrand est
venu me faire un coucou avec Christophe et Nicole, nos ouvreurs.
Vers 14h00, c’est l’heure du
départ et Bertrand est là avec nos voisins. Nous partons pour Lavey revoir tous
les équipages encore en course et ceux qui sont restés dans la région. Dans la
soirée, nous assistons à la remise des prix.
En conclusion, j’ai fait
l’expérience d’un séjour à l’hôpital, où le personnel était sympa, d’un plâtre à
la main et de l’hélicoptère.
Je remercie par ce texte
toutes les personnes qui ont envoyé des messages de sympathie au cours de ce
week-end ou durant les jours qui ont suivi.
Le rallye, c’est un peu une
famille que l’on retrouve à chaque course.
J’espère que mon histoire
(réelle et non imaginaire) vous aura changé des autres histoires de courses et
de chrono. Enfin, mon texte a été dactylographié en 40 minutes avec la main
droite (je suis droitière) et un mal de nuque à aller se coucher.
Sportivement Nathalie
C r i t é r i u m J u r a s s i e n
Le
rallye de l’assurance
Nous voici de retour du Jura
pour ce 2ème rallye de la saison.
Pour les reconnaissances, nous
avons profité du 2ème week-end ; ce qui nous a permis de prendre les
notes par un temps légèrement couvert. Les reconnaissances étaient limitées à 4
passages. Bertrand nous avait installé la caméra afin de visionner le parcours.
C’était instructif.
Heureusement, le mardi 1er
mai était congé pour moi comme pour la plupart des travailleurs ; ce qui
facilité le « recopiage » des notes.
Vendredi 4 mai, nous sommes
arrivés au Jura vers 09h00 et l’assistance d’Orange Cars devait nous rejoindre
pour 09h30 avec nos « bolides » (5 voitures étaient au programme).
Le temps de poser les
autocollants de nos sponsors et de passer au contrôle administratif, il était
déjà 11h30. Les vérifications techniques passées, nous avons laissé la Renault
Clio RS aux bons soins de notre assistance, après avoir fini d’installer la
caméra, et cette fois, avec un micro pour que l’on m’entende dicter les notes à
Bertrand.
Une assiette de steak et des
pâtes a calé un petit creux vers 14h00 et histoire d’avoir avalé quelque chose
de la journée.
Avant de prendre le départ aux
environs de 17h30 avec notre n° 26, le choix des pneus s’avéra difficile. Une
averse venait de s’abattre sur Saignelégier, centre du rallye. Mais, lors du
passage des ouvreurs une heure avant le 1er concurrent, la pluie
n’avait pas encore fait son apparition. L’assistance a donc équipé notre monture
de pneus mixtes.
3 spéciales étaient au
programme pour la 1ère étape. Au départ de la 1ère
spéciale de la Combe, une attente de 30 minutes a décalé le rallye suite au
passage du car postal.
Lors de la 2ème
spéciale, beaucoup de descente et Bertrand m’informe que la voiture n’a pas de
freins. Pas évident mais il a assuré.
Le samedi, le 1er
équipage partait à 07h30 et nous étions présents pour connaître notre heure et
par la même occasion notre position dans le classement ; qui était au 19ème
rang.
Zut, cette fois, pour cette
journée, on pouvait craindre la pluie. C’est vrai que durant toute la semaine,
la météo était exacte.
Au 2ème passage de
La Combe-St-Brais, la pluie avait inondé la route et dans une épingle (pour les
novices : virage serré), on a reçu une quantité d’eau surprenante sur le
pare-brise. J’ai dit à Bertrand : « Attends, je ne vois plus ! » mais cela s’est
vite dissipé et j’ai aussitôt repris ma dictée des notes. Quelle belle spéciale.
Lors de la spéciale de
Villars-Réclère qui chevauche la douane franco-suisse, nous sommes arrivés à la
table de pointage pour nous apercevoir que les premiers équipages n’avaient pas
encore pris le départ et qu’ils attendaient depuis … plus de 30 minutes environ.
Cette attente était due au besoin de déplacer l’ambulance pour une meilleure
sécurité.
Enfin vient notre tour pour le
départ et tout au long de la route, nous découvrons beaucoup d’équipages
arrêtés, pour sortie de route ou ennuis mécaniques. Dans un virage à droite,
Bertrand nous invite à un petit tête-à-queue, devant un certain journaliste,
sans gravité heureusement, sauf un petit bout de feu arrière cassé.
Arrivés à l’assistance, au
moment où je contactais nos ouvreurs pour d’éventuelles corrections sur les 2
spéciales suivantes, on m’informe que cette longue spéciale de 28 km de Réclère
ne serait plus recourue. J’étais un petit peu soulagée car je ne paraissais pas
trop au point avec les notes et on n’aurait pu faire des dégâts.
Au dernier passage de
Glovelier, c’était la « défonce totale ». Sur un tronçon en montée, c’était
« Holiday On Ice » avec la pluie en prime. La route était très glissante.
Au final, on arrive à la
super-spéciale à Saignelégier, déjà courue vendredi soir. Dans une équerre à
droite, Bertrand s’en donne à cœur joie et « rebelote », un autre tête-à-queue.
Mais là, à part perdre du temps, rien ne pouvait plus nous arrêter.
A l’arrivée et en conclusion,
on peut dire que par manque d’habitude de faire des rallyes sous la pluie, on
s’en sort plutôt bien. Nous finissons 11ème au général (derrière des
cracks) et 2ème N3.
Encore un grand merci à
Bertrand pour sa conduite et pour le plaisir durant ce week-end, à nos ouvreurs
Fred et Christel et enfin à notre assistance « royale » qui est toujours au top
et très sympa.
A dans 1 mois pour le Rallye
du Chablais.
Sportivement Nathalie
Rallye du Pays du Gier
30
et 31 mars 2007
Voilà pour le 1er
rallye de la saison 2007, c’est bouclé !
Les reconnaissances nous ont
dévoilé le tracé du parcours avec des routes humides, voire même des bords de
routes enneigées. Les 4 passages nous ont aidés à mieux connaître les spéciales
de ce « Pays du Gier ».
Vendredi 30 mars, un contrôle
des notes nous était autorisé toute la matinée. Quel bonheur et aussi du
soulagement ! Cela nous remettait en mémoire certains passages et nous
permettait de vérifier les notes écrites au propre.
Le soir avant le départ, en
l’absence de nos ouvreurs, ceux des autres équipages nous informaient que, pour
cette seule spéciale, du brouillard était présent sur plusieurs tronçons. Aïe,
pas évident de rouler de nuit avec du brouillard.
Avec notre n° 73, on pouvait
espérer la dissipation de cet ennemi pas très flou (… le brouillard). On a bien
fait d’espérer car à notre passage, il était passé 22h30, plus rien ne faisait
obstacle à notre vue.
Bertrand, après moins de 1 km
de spéciale, me dit : « On se traîne ». Arrivés dans un village, on a pu
dépasser le n° 72 et quelques mètres après, on a vu une voiture sortie au bord
de la route (c’était aussi un pilote qui roule avec une voiture « Orange
Cars »). Beaucoup de dégâts !
A l’arrivée de la spéciale, on
regarde les temps des équipages déjà passés et on constate que c’est plutôt bien
joué pour nous. Un bon résultat nous attendait.
Le samedi, extrêmement surpris
de notre performance de vendredi soir, on pointait à la 19ème place !
Toute la journée, on se
retrouvait à la table des CH (contrôle horaire) au même moment que Patrick
Heintz. Mais n’allons pas comparer nos temps aux siens ! C’est dire la bonne
prestation que nous avons fournie dans la 1ère épreuve chronométrée
de ce rallye.
Nous avons amélioré notre
chrono à chaque passage de 5 à 7 secondes environ.
Le temps était plutôt frais
pour la saison mais pas de pluie sur nos têtes.
L’assistance, à part nous
prévoir le remplacement de pneus et nous ravitailler en essence, n’a pas eu à
faire réellement de mécanique.
A la dernière spéciale,
Bertrand a fait une petite figure (un gauche droite gauche) mais a su vite
rétablir notre petit bolide avec un très bon coup de volant. Je dirais que
c’était moins une ! Mince, ce serait plutôt décevant d’abandonner à la dernière
spéciale.
Résultat des courses, enfin …
non, de la course : nous finissons 19ème au classement général
(suisses et français confondus), 10ème au classement suisse et 1er
de la Coupe N3.
Autre résultat surprenant, à
la rentrée de tous les équipages, la pluie a commencé à se déverser sur le site
du rallye. Heureusement, la course était finie.
Plutôt réussi comme premier
rallye de l’année et première fois du Pays du Gier. Merci à toute l’équipe d’
« Orange Cars » et à Bertrand pour sa « bonne conduite ».
A bientôt pour de nouvelles
aventures au Crit !
Nathalie Nicolier
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